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UTA 2013 : les Comptes Rendus

 
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Auteur Message
MOULY


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MessagePosté le: Mar 16 Avr - 21:13 (2013)    Sujet du message: UTA 2013 : les Comptes Rendus Répondre en citant

ezj'ai rédigé un petit compte rendu de cette épreuve telle que je l'ai vécue.
Mon blog: http://espirituaventura.canalblog.com/
_________________
Pierre


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MessagePosté le: Mar 16 Avr - 21:13 (2013)    Sujet du message: Publicité

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nono12


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MessagePosté le: Mar 16 Avr - 21:55 (2013)    Sujet du message: UTA 2013 : les Comptes Rendus Répondre en citant

Bonsoir
Bien sympa ce compte rendu ; les photos sont un peu axées sur la ... boue Very Happy
Bon repos


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JuRodez


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MessagePosté le: Mer 17 Avr - 17:00 (2013)    Sujet du message: UTA 2013 : les Comptes Rendus Répondre en citant

Bravo Pierre,je vois que tu as pu rentrer après la courte nuit dans ton duvet sur le parking du départ!
j'espère ne pas t'avoir rendu malade pour le retour sur Bertholène à une heure avancée de la nuit!
bonne continuation à toi et merci pour le compte rendu


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MOULY


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Inscrit le: 09 Mar 2013
Messages: 6
Localisation: CEBAZAT

MessagePosté le: Mer 17 Avr - 19:29 (2013)    Sujet du message: UTA 2013 : les Comptes Rendus Répondre en citant

Pas de problème!!!! J'ai réussi à rentrer direct sur Baraqueville mais que c'était dur !!!!!
Merci encore une fois de m'avoir attendu.
Amitiés sportives.
_________________
Pierre


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Florian


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MessagePosté le: Jeu 18 Avr - 16:14 (2013)    Sujet du message: UTA 2013 : les Comptes Rendus Répondre en citant

Bonjour,


Vous trouverez Ici mon CR pour cette superbe épreuve !! Mr. Green
Encore bravo !


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nono12


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Inscrit le: 06 Fév 2013
Messages: 125
Localisation: Laguiole

MessagePosté le: Jeu 18 Avr - 20:30 (2013)    Sujet du message: UTA 2013 : les Comptes Rendus Répondre en citant

Bonsoir Florian ; superbe et excellent compte rendu !!! Merci et bon repos.

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poucet


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Inscrit le: 18 Avr 2013
Messages: 2
Localisation: chatenois

MessagePosté le: Jeu 18 Avr - 21:00 (2013)    Sujet du message: Poucet en Aveyron Répondre en citant

Poucet en Aveyron 


C’est Vendredi de bon matin, que nous quittons l’Alsace sous le soleil, direction l’Aveyron pour un grand WE plaisir. La météo se détériore en chemin et rapidement et nous ramassons averses sur averses. Nous serons même obligés de pique niquer dans la voiture !!! En sortant de l’autoroute au niveau de Séverac le Château, les souvenirs du Douze Cent de Juillet 2012 remontent en surface. Je reconnais parfaitement cette dernière longue ligne droite que nous avions empruntés à l’aube, avant d’attaquer de la boulangerie locale. Puis les retrouvailles des baroudeurs fatigués à l’ouverture du premier bistrot, après d’une nuit de vélo épique. Sophie, Guy, Didier, le barbu … Quelle aventure !!!

Tout au long du voyage nous échangeons régulièrement avec les Bricolo’s qui eux descendent à Buis les Baronnies. Chacun son défi : Estelle à l’attaque du Ventoux et Thierry sur le Trail Drôme Lafuma. Nous prenons également des nouvelles du Bridou, a quelques heures de son départ pour le Dauphiné Gratiné …. Tout le monde s’encourage, c’est sympa. Les Bricolo’s chambrent les premiers, à l’heure de la bière en terrasse, sous un soleil radieux. A cette heure là nous avons enfin rejoins notre camp de base à Séverac l’Eglise, mais il pleut toujours. Pascal lui non plus ne fait pas le malin, il sait que la nuit sera arrosée. Heureusement les prévisions sont bonnes pour tout le monde, le Samedi.

Le retrait des dossards à lieu à Bertholène, quelques kilométres plus loin, ou sera donné le départ le lendemain matin à 6h. Nous sommes environ 170 inscrits en solo, et il y a peu pres autant d’équipes en relais. Les organisateurs nous confirment une météo idéale, mais une édition particulièrement boueuse avec quelques passages enneigés. J’ai pris quatres paires de chaussures dans la voiture, et je gamberge un peu quant au meilleur choix à faire … Je prépare mes fringues et mon équipement de course, pour les pompes on verra demain matin, au dernier moment. Le temps de s’enfiler la traditionnelle assiette de pâtes, et hop, dodo à l’heure des poules. Vraiment pas stressé, je dormirai comme un sac.

Samedi matin, le réveil sonne à 4H30. Un bol de Spordej, j’enfile la tenue. Corsaire, maillot long, coupe vent, buff, gants legers. Je decide finalement de partir avec les Asics Lahar Gore Tex au pied, plus les guetres Raidlight. Je sais que l’amorti est faiblard, mais j’espère ainsi pouvoir garder mes pieds au sec un bon moment. Je mets une paire de Trabuco dans le drop bag pour Laguiole et je confies les deux autres paires à Danièle qui va suivre la course en voiture grace au super Road Book pondu par l’organisation … Je garde un souvenir plutôt mitigé des Tahar GTX, et en cas de merdouille ou pourra toujours envisager un changement express.

 
 
 
Pas de stress au contrôle des sacs à Bertholène, on est loin de la cohue du Cap Méchant. Ici tout se fait dans le calme et la bonne humeur. Puis tout le monde monte tranquillement au chateau pour le départ. Et alors, quelle surprise de retrouver là l’incroyable Luc Dumont St Priest, le “roule toujours” avec qui j’ai passé de longues heures à courir sur les Aventuriers du Bout de Drôme en 2009 et à rouler sur quelques BRM bisontins et sur le BRJ 2012 très arrosé. A mon âge avancé, c’est encore l’occasion de se remémorer quelques anecdotes de vieux baroudeurs en attendant les fumigénes qui vont illuminer le départ. 
 
 


 
 
 
C’est toujours une grande émotion quant on s’élance pour un long raid de ce type Tout va d’ailleurs un peu trop vite à mon goût, dommage que les organisateurs ne nous laissent pas un peu profiter de ce spectacle féerique, lorsque le château s’illumine dans la nuit, avant de lâcher les fauves. En quelques minutes nous sommes déjà sorti du village et nous trempons déjà dans la boue …. Ce premier chemin nous met immediatement dans l’ambiance !!!!

La première étape nous mene à St Côme d’Olt en 24km et 600 D+. C’est très roulant, on court pratiquement toujours. Avec un départ à 6h, la partie nocturne est courte. On profite ainsi du levé du jour sur la campagne et les chateaux qui agrémentent un parcours bucolique et effectivement très humide. 
 
 


 
 


 
 
 
Nous sommes régulièrement encouragés par les suiveurs aux croisements de route et dans les traversées de village. On arrive rapidement sur la vallé du Lot encore tout embrumée, c’est magique, une excellente tranche de trail gourmand, avec une dernière descente sur St Côme ou on s’en met vraiment partout … Trop bon !!! Mes pieds sont toujours au sec lorsque je pointe au ravito. J’avais prévu 2h30 pour cette portion et j’ai une petite dizaine de minutes d’avance. La prochaine étape fait 32 borne et 1700 D+ … C’est LE gros morceau de la journée, j’ai prévu 4h30 pour parcourir la distance. Je prends donc mon temps pour recharger le Camel et préparer un bidon de 640.  
 
 


 
 
 
On repart sur l’autre versant de la vallée, par un très joli sentier en bacon. Le thermomètre à pris quelques degrés, les conditions sont excellentes pour courir. Je suis vraiment relax et je profites un max … un peu plus loin quelques gaillards reviennent comme des bolides. Apparement ils s’étaient paumés et veulent refaire leurs places. Ca grimpe fort, un peu à l’intox … après à peine 30 bornes, ça flaire grâve le surégime rédibitoire. Je poursuis tranquillement sur mon rythme papy et repasse devant le troupeau un peu avant l’Abbaye de Bonneval. 
 
 


 
 
 
Encore un passage magique, avec beaucoup d’encouragements …. Wouahhh, qu’est ce que c’est bon !!! Je croise régulièrement Danièle qui pour le coup profites également des paysages magnifiques tout en suivant l’évolution de la course. Le sentier qui suit nous mène sur le versant opposé et nous propose de nouvelles vues superbes sur l’Abbaye. Il faut cependant rester attentif au balisage … Emporté par l’euphorie d’une descente plaisir, j’ai failli louper une bifurcation sur une minuscule trace partant sur la gauche pour remonter le fond du vallon. A peine quelques mêtres de trop avant qu’une petite siréne interne m’incite à rebrousser chemin pour vérification …. Gagnante !!!

 


 
 


 
 
 
Cette étape est exigeante, et je connaitrai un petit coup de bambou un peu plus tard, autant mental que physique, lorsque je me rendrai compte que ma poche à eau est à sec … Heureusement je pourrai recharger assez rapidement, au passage d’un croisement sécurisé par quelques bénévoles sympas, à 9 kilométres de Laguiole. Un coup d’œil sur la montre pour constater que je suis toujours dans le timing, rien de tel pour remonter le bonhomme ….  
 
 


 
 
 
On patauge toujours autant, mais je suis encore relativement sec. Même si l’amorti spartiate des Lahar GTX se rappelle à mon souvenir, je me demande alors si je ne vais pas continuer avec jusqu’au bout. Mais les dernières marres avant d’arriver sur Laguiole auront finalement raison du Gore Tex et des guêtres ….

J’ai un petit quart d’heure d’avance sur mon timing au pointage de Laguiole. La soupe de légumes y est excellente. Avec l’aide efficace de Danièle, j’en profite pour sécher mes pieds et passer de nouvelles chaussettes et les Trabuco. Je recharge le camel, prepare un nouveau bidon de 640 et rempli mes poches de quelques pates de fruits et de gels … Danièle me dit que je suis bien placé (oui, mais encore ???), et qu’il y a un papy supersonique devant. A peine dix minutes de pause. Le groupe qui suit arrive lorsque je suis sur le point de repartir, en marchant tout en grignotant un bout de sauciflard. J’ai donc une petite marge et je me dis qu’en assurant ce rythme jusqu’au bout je ne devrais pas être loin du podium V2.

A la sortie du village, le parcours nous fait traverser la fameuse Coutellerie de Laguiole, à l’intérieur même du magasin … surprenant et original, même si je n’ai guere pris le temps de faire le curieux sur les présentoirs. 21 km et 750 D+ sont au programme pour rejoindre le ravito suivant, au buron des Bouals. On rentre au cœur de l’Aubrac et de ses burons typiques, sur les immenses plateaux venteux et je suis content d’avoir gardé mon maillot long.
 
 
 


 
 
 
Les chemins sont larges et roulant, idéal pour les trailers qui en ont gardés sous la semelle. On traverse également de grandes prairies souples ou il faut toujours rester attentifs et déjà quelques passages dans la neige ou il faut prendre son mal en patience. De temps à autres je suis doublé par des relayeurs qui courent comme des lapins … souvent des jeunots, parfois déguisés, qui lancent toujours un p’tit mot sympa en passant. Mais ça fait toujours un petit coup au moral à les voir galopper si vite, alors qu’on se traine péniblement ...
 
 


 
 


 
 
 
Un solo revient dans mes pas, un marrant, un bavard. L’est à sec le jeunot et me demande de lui refiler de l’eau. Je lui passe ma pipette mais il n’arrive pas à tosser … Je me marre intérieurement à le voir de débattre avec le tuyau. Rien à faire … je lui passe alors mon bidon de 640. Ce n’est pas de l’eau mais au moins ça dépanne, en attendant de croiser un bénévole au prochain parcours. Je remarque qu’il est équipé du sac finisher du Trail du Haut Koenigsbourg, qu’il a terminé à la 6ème place. C’est donc un costaud que j’ai aux trousses. Le copain est parisien, l’était aussi au Petit Ballon cette année dans la neige. Pour le coup, il me semble un peu entamé et j’arriverai seul au pointage du Buron des Bouals, avec toujours un petit quart d’heure de marge sur mon timing.

La surprise 2013 est située ici, dans le buron, ou les bénévoles ont préparé un ravitaillement avec des toasts sucrés-salés … Original là encore. D’ailleurs quelques gaillards ont l’air d’apprécier. Personnellement ce n’est vraiment pas mon truc, donc je ne m’attarde pas outre mesure. Je fais les niveaux et je file au plus vite. J’avais tablé sur 3h30 pour terminer les 28 km et 460 D+ théoriques. Les bénévoles m’annoncent 25 km lorsque je repars, la différence étant probablement due à la modification du parcours suite aux inondations sur le tracé habituel. Cette fois, je mettrai plus que mes prévisions.

C'est dans ce secteur que je verrai également passer un joli papillon virevoletant ...

 


 
 


 
 


 
 
 
On traverse le joli village d’Aubrac avant de s’engager sur une grande piste descendante, puis de retrouver un sentier carrément liquide … On traverse un petit pont avant de renter dans une forêt profonde par un bon raidard. Sur cette portion il n’y a pas de rubalise, uniquement les petites marques violettes fluorescente. Très bien la nuit, mais alors de jour, c’est compliqué de trouver la bonne trace, sur le tapis de feuille profond ou l’eau dévale comme un torrent … On retrouve enfin la lumière et la rubalise un peu plus haut. La neige aussi. D’abord c’est un peu de neige, les “petits névés” comme annoncés par Etienne, l’organisateur en chef. 
 
 

Et puis on prend à gauche sur une grande piste toute droite. Probablement une piste de ski de fond. La neige est encore profonde, mouillée, glissante … bref, le truc vraiment incourrable. J’essaie bien de passer sur les bords, dans les fourrés. Mais il n’y a jamais moyen de faire plus que quelques foulées. En plus j’ai les mollets laminés par les ronces. Cette ligne droite est interminable ….. Vraiment pas le meilleur moment de la journée.

 


 
 


 
 
 
Le parisien revient sur moi un peu plus loin, lorsqu’on coupe la route de crêtes. Cette fois ci on ne papote pas longtemps. Le jeunot s’est refait la cerise et me lâche au train. Nous sommes dans les prairies, je l’ai toujours à portée de vue mais j’ai l’impression de perdre du terrain.

Puis j’entends un souffle se rapprocher … merd’alors. Voilà encore que je me fais cueillir par un jeunot. Le gars est frais, me passe comme une fleur et embraye tel un bulldozer. Un style Manu Conraux … Rien à faire.
 

 


 
 

De loin j’observe qu’il revient sur le parisien et je vois bien que les deux s’allument sérieux. Puis je les perds de vue, mais j’assure un minimum en me disant qu’à ce petit jeu les lascars vont forcément payer cash et je ne désespère pas de ramasser la monnaie un peu plus loin. J’en suis à ces considérations stratégiques quand je débouche sur un croisement de route, sans signaleur … Et sans balisage. Rien à droite, rien à gauche. Re-merd’alors. J’ai la rage, mais je ne panique pas … incroyable comme le cerveau est capable d’aller piocher des ressources insoupçonnées dans les moments là. Je remonte la piste aussi vite que je viens de la descendre, en faisant juste gaffe de ne pas me mettre dans le rouge. Je remets dans le bon sens un jeune relayeur qui à merdu comme moi. Puis un nouveau solo, peut être un kilomètre plus haut, alors que je devine la rubalise dans le fourré et l’embranchement raté … Il y a surement eu quelque chose de pas net à ce croisement, pour que tous les trois nous faisions exactement la même erreur. Inutile de se prendre la tête avec ça, je relance au plus vite. Le solo accélère dans la descente. Celui là ne me parait pas tout jeune, peut être V2 … Je m’accroche à ses basques et j’en remets une à l’intox en arrivant sur un passage plus pentu. J’insiste sans me retourner jusqu’à ne plus sentir le souffle dans mon dos. Ouf … j’ai remis une petite marge pour pouvoir terminer ce parcours tranquille.

 
 
On aperçoit le village de St Gêniez sous le soleil en contre bas. Mais la rubalise nous emmène de l’autre coté de la montagne. Une longue descente en lacet qui nous dépose au bord d’une rivière, au fond d’un vallon sombre et encaissé. Le sentier suit le cours d’eau, c’est joli mais il est temps que ça se termine. On traverse à gué trois ou quatre fois. Je me marre encore une fois en observant un couple (du 50 bornes probablement) qui tergiverse à trouver un plan pour traverser au sec. Je fonce tout droit, de l’eau jusqu’aux genoux … Enfin, au détour d’une ultime courbe on devine le clocher du village dans la lumière.

Une bénévole m’annonce 650 m. On longe le Lot, tout droit sur le béton. Un dernier talus dans la pelouse. Encore un bénévole, 250 m …. Je remercie tous ces gens qui me disent “ Bravo ”, c’est trop bon. Ca y est, c’est fini, mon chrono affiche 14h01, soit pile poil dans mes prévisions ….

Je crois mal comprendre en entendant “onzième” au contrôle final. Je rentre la grande salle, monte sur l’estrade pour recevoir le tee shirt “Finisher”. Le speaker me fait voir mon classement sur l’écran. Je vois bien mon nom, mais je n’y comprends rien, les différentes courses et catégories sont mélangées. Lorsque le suivant arrive, il est clairement annoncé “douzième” … c’est là que je comprends réellement que je viens de réaliser un truc complètement inespéré. Sans ce plantage ballot, j’aurais à coup sûr passé sous les 14h et peut être serais je rentré dans le Top 10. Mais bon, on ne va pas mégoter sur cette performance qui me satisfait pleinement.

Un petit mot encore sur le repas d’après course, copieux et excellent. Et juste un petit regret sur le fait qu’il n’y a pas de véritable podium dans la soirée. A mon sens, une telle épreuve le mériterait.

Bravo et merci à toute l'équipe d'Action12 et en particulier à Etienne Valayé. La Tran Aubrac est une épreuve magnifique, qui mérite d’être connue et reconnue … Enfin, pas trop quand même ... Il ne faudrait surtout pas perdre l’authenticité et la convivialité qui font tout son charme.


                                                  
et
 


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Florian


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Inscrit le: 18 Avr 2013
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MessagePosté le: Jeu 18 Avr - 21:08 (2013)    Sujet du message: UTA 2013 : les Comptes Rendus Répondre en citant

nono12 a écrit:
Bonsoir Florian ; superbe et excellent compte rendu !!! Merci et bon repos.


Merci  Okay  la recup se passe pas mal...
Massage lundi et mardi... Vélo mercredi... Et 2x5000 à 4' au kilo ce jeudi... Tout ça arrosé de bières belges... Mort de Rire
Bref le moral est bon... Mr. Green


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hpperrin


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Localisation: bezons

MessagePosté le: Lun 22 Avr - 08:18 (2013)    Sujet du message: CR de mon UTA 2013 Répondre en citant

Contexte :


Cela fait 3 mois et demi que j’ai commencé mon « entraînement UTMB » et je reste sur un bon résultat sur l’ultra trail Vulcain en 12h47 pour 80km et 3000m D+ quasi entièrement sur la neige. J’ai enchaîne 2 semaines avec beaucoup de volume, une au ski en altitude suivie d’un we commando avec 85km sur 3 jours. Je suis quand même désespéré de voir la pluie tomber encore et toujours, car je me dis que les conditions de course seront très dures. La nuit précédant la course je n’ai pas fermé l’œil…comme souvent et c’est donc fatigué et un peu anxieux de découvrir l’état des chemins que je me rends vers le départ avec ma Florence chérie qui m’a accompagné. Je préfère penser à toutes mes heures d’entraînement pour me rassurer et garde à l’esprit que je retrouve Florence à Laguiole au KM 55. Il est 6h du matin, le départ est donné devant le très joli feu d’artifice dans les ruines du château au son de Hans ZIMMER « He’s a pirate »...




Bertholène – Saint-côme d’Olt 24km (440m D+ et 647m D-) :


Un peu d’asphalte, un petit chemin qui laisse place au rêve quelques instants... puis c’est le début de l’ère de la gadoue. Très vite, je me rends compte que ça ne sert à rien d’essayer d’éviter les flaques d’eau de plus en plus grandes, et résigné, je sens l’eau et la boue pénétrer mes baskets, il est 6h05 j’ai fais 1km !!! Au-delà de ces désagréments, le parcours est magnifique et le jour qui se lève nous fait découvrir des paysages superbes avec un léger voile de brume qui s’estompe au fur et à mesure que la température monte. La température monte avec les difficultés, le parcours commence à monter et à descendre et dans un petit monotrace c’est une 1ere chute sans gravité, la boue amortie le choc et me fais glisser sur les genoux (c’est le seul moment où je serai heureux d’avoir de la boue!!!). Après un magnifique petit pont en pierre du XVIIIeme siècle, pause technique, j’enlève la frontale, le coupe vent et le bonnet. Tout va bien je suis tranquille bien calé sur mon rythme jusqu’au km 20. la descente qui suit sur Saint-Côme-d’Olt est très raide et technique avec beaucoup de cailloux et surtout de l’eau qui ruisselle, conclusion, on ne sait pas où on pose les pied et c’est très glissant. Même plein de prudence, cette descente est rude et c’est ravi que j’arrive sur l’asphalte avant de rentrer dans Saint-Côme-d’Olt par un magnifique pont de pierre. Il est 8h30, je boucle cette 1ere partie en 2h30 avec 15 minutes d’avance sur mon estimation optimiste à 9,6km/h de moyenne.


Saint-Côme-d’Olt – Laguiole 31km (1000m D+ et 428m D-) :


J’étais parti avec beaucoup d’eau et de ravitaillement donc la pause est de courte durée, juste de quoi boire du coca et manger des barquettes à la fraise, du saucisson et une tranche de pain d’épice. La sortie du ravitaillement marque le début d’une longue et irrégulière ascension vers les plateaux de l’Aubrac alors on déplie les bâtons sur 1m20, on enfile la casquette et les lunettes de soleil et c’est parti. Première petite bosse histoire de se chauffer, car la 2eme est beaucoup plus costaud avec ses presque 400m D+ qui n’étaient pas prévus mais qui se sont invités suite au débordement d’une rivière bloquant ainsi la parcours initial. Le temps de trouver son rythme avec les bâtons, de caler la cardio, tout va bien mais une fois encore, la descente est « raide et rude » et un bon brin technique avec beaucoup de cailloux. Une fois celle-ci terminée, nous voilà au pied de l’ascension vers l’Aubrac par la vallée de la Boralde. Nous passons devant la magnifique abbaye de Bonneval, fabrique de chocolat pour les connaisseurs puis c’est une longue montée entrecoupée de 2 ou 3 petites descentes sèches. c’est dans une de ces petites descentes que trébuchant sur une racine, je chute à nouveau sur un étroit monotrace. Un roulé boulé plus tard, plus de peur que de mal pas de bobos et je suis resté sur le chemin, car le devers était assez important à cet endroit. Nous sortons enfin de cette forêt et les 12 à 13km qui suivent sont moins violents niveau dénivelé. Moins violents certes mais complètement inondés…ça c’est sûr !!! A nouveau les pieds sont trempés et envahis par la boue, tout le monde a renoncé à emprunter les bords de chemin, ceux qui ont du change à Laguiole passent gaiement au milieu, et les autres passent parfois par le champ voisin qui lui est sec. Laguiole se rapproche petit à petit et 2km avant le ravitaillement, c’est une rivière cette fois qu’il faut traverser !!! mouillé pour mouiller, je me mets à genou dans l’eau ce qui me fait beaucoup de bien aux genoux et aux mollets. Enfin, nous arrivons sur Laguiole, le temps commençait à me paraître long mais finalement j’y arrive à 13h30 soit en 7h30 de course pour 55km. Tout va bien à un détail près, je devrais attendre Florence 20mn au ravitaillement, car elle vient de Salles la source et je n’ai pas réussi à la joindre suffisamment tôt pour qu’elle soit en même temps que moi à Laguiole (ah ces problèmes de réseaux!!!).


Laguiole – Buron des Bouals 23KM (598m D+ et 297m D-) :


Du coup j’ai passé 40mn à Laguiole, 20mn à me passer du décontractyl et à manger et boire et 20mn à me changer et à discuter avec Florence. J’ai hésité à repartir en lui disant de ne pas venir à Laguiole mais ça aurait été une grosse erreur, car la voir m’a fait autant de bien que tous les ravitaillements du monde !!! De plus je repars les pieds secs dans de nouvelles chaussettes et de nouvelles chaussures…Dieu que c’est bon !!! mais ça, c’était avant la 2e traversée de rivière...5 minutes après la sortie du ravitaillement !!! LES BOULES !!! Aucune difficulté technique mais un chemin à perte de vue qui casse un peu mon moral. Heureusement, les jambes sont bonnes et je cours beaucoup. On arrive ensuite dans un long et large sentier forestier et c’est le début de l’épisode neigeux qui durera pendant 20km. Ce sentier forestier m’oblige à marcher, car trop de neige et les foulées sont très glissantes et instables. Je fais tout de même attention d’avancer à un bon rythme en marchant et je lance le lecteur MP3 pour me changer les idées. Ce sentier n’en termine pas et mon moral est en baisse quand enfin on arrive au pied des pistes. Cette partie avait été décrite comme très dure et je me surprends à très bien la vivre, car je vois du monde qui nous encourage et ça fait du bien !!! En haut des pistes, c’est une douce descente à travers les grandes prairies de l’Aubrac et nous sommes une dizaine à faillir de rater une balise mais finalement aucun détour. Nous remontons ensuite pour emprunter à nouveau un sentier forestier qui me paraît long à cause de son absence de difficultés hormis cette neige qui continue à rendre fuyantes toutes mes foulées. Le temps me paraît long jusqu’au moment où enfin on traverse une nouvelle grande prairie, puis une route et on nous indique le ravitaillement à 4,2km. Une dernière petite côte et un point de vue extraordinaire sur le plateau de l’Aubrac et sur les monts du Sancy puis c’est une nouvelle descente en faux plats dans l’immensité de l’Aubrac. Une dernière petite côte, cette fois c’est bien la dernière, puis nous sommes au Burons de Bouals !!! je n’ai plus de batterie sur mon Garmin donc plus de répères et n’ayant pas réussi à joindre Florence et étant en avance de 15 minutes sur la prévision horaire que je lui avais donné, je finis par me dire que je suis maudit lorsque soudain, j’entends la voix de ma chérie qui me dit au téléphone, « je suis là » et tel un ange, je la vois à l’entrée du buron à contre jour dans un halo de lumière…quel bonheur !!!


Burons des Bouals – Saint-Geniez-d’Olt 27Km (260m D+ et 1126m D-) :


Certains diront que je suis un fayot avec ma chérie mais j’assume...c’est tellement bon de voir un proche et de pouvoir se changer deux fois pendant un trail, c’est un luxe non négligeable !!! Du coup, j’ai aussi eu droit à des petits gâteaux ovomaltine qui m’ont fait beaucoup de bien et depuis laguiole, je me passe du decontratyl sur les ischios et ça marche, je me sens bien au niveau des jambes, pas de douleurs, pas de gêne. Je fais 500m en marchant avec florence en quittant le ravito et encore sous l’effet de ce bon moment, j’en oubli de récupérer ma frontale que je lui avais laissé à Laguiole pour me délester un peu… LA BOULETTE!!! Quand je m’en rend compte, il est trop tard et les calculs sont vite faits. Je ne pourrais jamais terminer avant la nuit et je décide d’avancer le plus possible avant la tombée du jour. Le terrain par chance est relativement bon, encore un peu de neige et d’eau mais ça reste gérable. On arrive très vite à la croix de vergne au Km 90 où des bénévoles nous proposent de l’eau, un concurrent et moi nous arrêtons, l’autre prend la bouteille d’eau... et la finit devant moi... allez !!! c’est pour moi, cadeau, « be my guest » !!! De toute façon il faut que j’avance mais arrive le moment fatidique vers le Km 95 où il fait nuit. n’ayant pas réussi à trouver un concurrent avec une 2e frontale, un autre me propose de rester derrière lui dans la descente. Je le remercie humblement et me dis que pour les 10km de descente qu’il reste ça devrait le faire. Sauf que…mon bon samaritain est un excellent descendeur pétri de motivation !!! la descente est menée tambours battants entre 12 et 14km/h et j’essaie de le coller mais c’est un exercice très dur de rester derrière quelqu’un pour bénéficier de sa frontale mais sans le gêner non plus. On arrive enfin à une petite côte très raide dont les concurrents du capuchadou avaient parlé et qui marque les 5 derniers Km. Mais comme souvent ces 5 derniers Km sont interminables et mon samaritain perd patience et s’énerve de plus en plus. Il peste en disant qu’on fait des KM en plus que c’est pas normal, qu’on ne sort jamais de la foret… je ne sais trop quoi dire, car moi aussi je suis très impatient d’en finir et surtout, plus il s’énerve, plus il court vite malgré quelques pauses de 30 secondes en marchant. Lorsque soudain j’aperçois les premières maisons de Saint-Geniez-d’Olt et lui montre pour le calmer. Ça y est nous entrons dans le bourg pour 1,5km en bord de rivière puis dans un quartier pavillonnaire où se trouve l’arrivée dans un gymnase. Je rentre dans le gymnase sous les applaudissements des concurrents déjà arrivés, des bénévoles et des accompagnateurs présents … quel bon moment !!! Je vois ma Florence, j’en oubli de regarder le chrono mais je termine en 16h22mn et 06s.


Conclusion :


Je finis 55eme sur 122 finishers pour 150 partants et je suis très satisfait de ma performance. 3 jours après je retiens le fait que je peux désormais relancer en courant même sur un plus de 100km, que le décontractyl en trail c’est comme la ceinture en voiture, ça devrait être obligatoire ;-) mais surtout avec le recul, ma récupération se passe très bien, je n’ai pas trop souffert depuis la fin de la course mais j’attends toujours ma 1ere course avec de bonnes conditions pour voir ce que je vaux réellement niveau chrono, car j’ai perdu 20 minutes à attendre Florence à Laguiole mais mon bon samaritain m’a fait gagner beaucoup de temps et de places au classement, sûrement plus que si j’avais fini seul.


Prochain test, la 6666 occitane avec ses 120km et 6666m D+ mais désormais, j’ai une nouvelle arme dans ma préparation, une salle de musculation au boulot, j’ai déjà hâte d’y être.


Un grand merci aux bénévoles d’action 12 pour cette superbe organisation et pour cette superbe ballade sportive dans leur magnifique région.


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Etienne


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MessagePosté le: Ven 26 Avr - 16:47 (2013)    Sujet du message: Les CR 2013 sur Kikourou Répondre en citant

Les CR des kikoureurs :

- Poucet
- Guénaël (en vidéo)
- Ilgigrad


Okay Okay


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Etienne


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MessagePosté le: Sam 27 Avr - 09:03 (2013)    Sujet du message: UTA 2013 : les Comptes Rendus Répondre en citant

Et bien sûr le post sur la TRANS AUBRAC avec pas mal de remerciement aux bénévoles en page 3 : 


http://www.kikourou.net/forum/viewtopic.php?f=19&t=26467&start=80


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PAPIRUNNER


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MessagePosté le: Sam 27 Avr - 14:46 (2013)    Sujet du message: Ultra Trail de l'Aubrac - édition 2013 Répondre en citant

Bonjour à tous,

L'aubrac est trs aussi beau et majestueux, nous avons eu droit à une journée superbe.

Seul bémol, comme l'a dit Mag, c'étaient les conditions plutôt difficiles. Des monotraces transformés en mini rivières, de la boue et enfin la neige sur le versant nord, bref une attention de tous les instants.

Le décor planté, le départ du 105 a eu lieu à 6heures, au château de Bertolène, tout en haut du village, 170 coureurs.

1ère étape : Bertholène- St Côme d'Olt, 25 kms, peu de dénivelé (600 m +) mais l'eau et la boue dès les premiers instants. Bonnes sensations générales mais il faut attendre et rentrer dans la course.

2ème étape : St Côme - Laguiole, 30 kms, beaucoup plus de dénivelé, 1800 m +, les chôses sérieuses ont vraiment commencé. Les difficultés rencontrées m'amènent à ménager le capital physique en vue des étapes suivantes. J'atteins Laguiole un peu après 15h. Changement de tenue et de chaussures suite à un bris de lacets et me voilà reparti !!! le moral est bon !

3ème étape : Laguiole - Aubrac, 25 kms, 800 m+, 3h et demi pour cette étape, les jambes se libèrent, je commence à doubler d'autres concurrents, je me régale...j'arrive au buron des bouals, le ravito le plus typique du trail.

4 ème étape : Aubrac - St Gènies d'Olt, faible dénivelé (400 m+), la nuit commence à tomber, cela accroit les difficultés du terrain. Peu après le ravito, les hasards de la course m'amènent un premier compagnon, puis un second. Et c'est ainsi que nous franchirons la ligne d'arrivée, transis de froid mais heureux d'avoir fini cette épreuve, plus difficile que prévu.

Je voudrais adresser un grand bravo aux organisateurs et surtout aux bénévoles, qui font preuve de beaucoup d'attention et de gentillesse. L'ambiance "famille" qu'on y retrouve, le rapprochement avec la nature, la découverte des produits du terroir, la relation avec les autres, sont des valeurs qu'il fait bon retrouver dans notre monde de "stress"
_________________
traileur invétéré


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:42 (2017)    Sujet du message: UTA 2013 : les Comptes Rendus

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